Escales Méditerranéennes

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Du 17 juin 2017 au 7 janvier 2018, le Musée Regards de Provence met à l’honneur la thématique des Escales méditerranéennes à travers des marines, des paysages côtiers, des ports et des scènes de vie maritime de la Côte Vermeille à la Côte d’Azur, de l’Algérie à l’Egypte et de l’Italie à l’Adriatique, des XIXème et XXème siècles. Les peintres de la Méditerranée célèbrent dans leurs tableaux un art de vivre, en rapport avec la mer, où l’élément humain tient une place prépondérante. Certains vont s’attacher à magnifier la cité phocéenne, multipliant les points de vue sur son anse portuaire. D’autres vont se tourner vers le littoral, redécouvrant le charme de petites villes comme Cassis et La Ciotat, ou des calanques sauvages. Les plus aventuriers iront chercher un renouvellement de leur inspiration et feront escales dans d’autres villes plus lointaines, comme Gênes, Naples, Venise, Alger ou Alexandrie.

Le voyage comme inspiration
Si le voyage stimula toujours l’imagination des artistes, ils préférèrent longtemps emprunter des routes terrestres plutôt que des voies maritimes. Même Marco Polo – à la fois artiste et marchand – passa plus de temps sur le terre ferme que sur les flots au cours de son prodigieux voyage vers l’Asie (1271-1295). Néanmoins, la mer et les vaisseaux qui permettent de l’affronter fascinèrent les peintres dès l’aube de l’humanité. C’est au XVIIème siècle, avec l’avènement de L’École Flamande, que la marine va devenir un genre pictural à part entière, à l’amble du négoce maritime en pleine expansion. Si un peintre comme Le Lorrain pare encore la mer de diverses figures mythiques, l’école des védutistes, au siècle suivant, va insister davantage sur l’urbanité, tant architecturale que sociale.

A travers ces vastes compositions panoramiques, il s’agissait aussi de montrer, avec détails, le rayonnement des cités portuaires qui en constituaient le décor. C’est ce que fera Canaletto pour Venise ou Joseph Vernet pour Marseille, Toulon et Bordeaux. Ainsi, la peinture glisse, peu à peu, de l’œuvre d’histoire au reportage dramatique, vers le paysage naturaliste maritime. La peinture de marine embrasse les vues de ports, les vues de côte arides, les embarcations mais aussi les scènes de genre liées à la vie du bord de mer. Les védutes illustrent la mer calme et poétique sur les rivages, les criques et les baies méditerranéennes, elles révèlent la maitrise de l’artiste sur le motif.

La sensibilité romantique se chargera, un peu plus tard, d’exalter la mer pour sa beauté intrinsèque, notamment avec les expériences novatrices de Turner et de Courbet.
Au XXème siècle, la mer n’est qu’une explosion de couleur et de matière. Elle devient la marque d’une expression qui montre la rupture avec la tradition et ouvre les portes de la modernité.

L’art de vivre en rapport avec la mer
Les peintres de la Méditerranée, qu’ils appartiennent ou non à l’Ecole Provençale, n’échappent pas à cette dialectique de la nature et du mode de vie. Le plus souvent, leurs tableaux célèbrent un art de vivre, en rapport avec la mer, où l’élément humain tient une place prépondérante. Une affirmation d’une identité méridionale transparait à travers leurs œuvres face à l’art officiel de leur époque. Sans négliger le paysage de l’arrière-pays provençal, ces peintres-là vont s’attacher à magnifier la vieille cité phocéenne, multipliant les points de vue sur son anse portuaire. Ils vont également se tourner vers le littoral, redécouvrant – tels Garibaldi, Olive, Verdilhan ou Seyssaud – le charme de petites villes comme Cassis et La Ciotat. Tandis que Ponson, de façon plus romantique, ira poser son chevalet dans les calanques, alors sauvages, qui les bordent.

Pour d’autres venus du nord, comme Renoir et Matisse, la découverte de la lumière méridionale sera un véritable choc qui donnera toute licence à leurs palettes. C’est dans d’autres contrées que certains iront chercher un renouvellement de leur inspiration. L’Italie, bien sûr, tant sur sa partie méditerranéenne (Gênes, Naples) que sur son versant Adriatique (Venise). Avant Monet et Whistler, Ziem s’étourdira aux fêtes nautiques de la Sérénissime pour restituer ces moments magiques dans des tableaux qui nous fascinent toujours. Dans la mouvance de l’épopée orientaliste, c’est à Alger et Alexandrie que Friez et Courdouan feront des escales durables, s’y emplissant de sensations, fixant sub specie aeternitatis des moments de leur histoire mouvementée.

Un évènement « L’Appel du Large »
Cette exposition fait partie intégrante du circuit culturel et touristique L’Appel du Large de cet été, réunissant 8 musées – Mucem ; Centre de la Vielle Charité ; Musée d’Histoire de Marseille ; Musée des Docks Romains ; Musée Ziem ; Musée départemental de l’Arles Antique ; Musée de la Légion Etrangère – à Marseille, Martigues, Arles et Aubagne, autour de la thématique commune du voyage maritime.

Fédérés par Bouches-du-Rhône Tourisme, musées, offices de Tourisme et institutionnels ont imaginé cette thématique commune pour proposer aux visiteurs, résidents et touristes, une approche inédite du territoire, véritable pont entre culture et tourisme.

Cette exposition est soutenue par la Société Marseillaise du Tunnel Prado Carénage, mécène bâtisseur du musée en 2013.

Ateliers d’art plastique
Dans le cadre de l’exposition – Escales Méditerranéennes – le Musée Regards de Provence propose des ateliers d’art plastique, animés par la plasticienne, diplômée des Beaux-arts, Frederika von Maltzahn. Concentrés sur le ressenti, les participants découvrent les œuvres d’un nouvel œil et dans tous leurs détails :

Samedi 9 septembre « Au port de Cassis » (Gouache) • Enfants et Adultes.
Samedi 13 septembre « Escale à Marseille » (Gouache) • Enfants et Adultes.

Les ateliers démarrent à 14h30 et durent 1h30 (6 à 15 pers.).
Frais de participation : 8 € (7 à 12 ans) / 12 € (à partir de 13 ans) comprenant droit d’entrée aux expositions et fournitures gratuites.
Inscription obligatoire 24h avant la date sur : info@museeregardsdeprovence.com ou au 04 96 17 40 40

Les ateliers d’art plastique sont soutenus par la Banque CIC, membre fondateur premier de l’Association Regards de Provence.

Le Musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h.
Tarif normal 2 expositions : 6,50 € – Tarifs réduits : 5,50 € – 4,70 € – 2 € – Gratuit pour le Pass Musées et City Pass.

• Visite commentée gratuite, hors groupes, sur réservation le samedi à 10h30 : tarif d’entrée uniquement (6 à 25 personnes maximum)
• Visites commentées pour les groupes sur réservation du lundi au samedi : tarif d’entrée + 6 € / personne (6 à 30 personnes max.)
• Visites commentées, hors groupes, sur réservation : mardi et samedi à 15h : tarif d’entrée + 6 € / personne (6 à 30 personnes max.).

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