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	<title>Musée Regards de Provence &#187; pouillon</title>
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	<description>Expositions du patrimoine artistique de la Provence et de la Méditerranée</description>
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		<title>La station sanitaire</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 08:47:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>frp_admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les architectes qui ont dessiné ce bâtiment étaient bien loin de deviner qu’il ne servirait pratiquement pas comme station sanitaire. Mais comme musée dès le 1er mars 2013 !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La station sanitaire</h3>
<p>Quand, sous la direction du docteur Montus, les architectes A.  Champollion, R. Egger et F. Pouillon édifient le bâtiment prophylactique  de la Station Sanitaire, ils sont sans doute en train de négocier le  déplacement des bureaux construits avant-guerre en contre bas de Saint  Laurent et dont la proximité n’est pas sans poser des problèmes pour la  desserte de l’opération de la Tourette.</p>
<div>
<dl id="attachment_21">
<dt><a href="https://www.museeregardsdeprovence.com/wp-content/uploads/2011/05/41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-84" title="4" src="https://www.museeregardsdeprovence.com/wp-content/uploads/2011/05/41.jpg" alt="" width="950" height="550" /></a> </dt>
<dd>Légende : Vue de la station depuis le quai de la Tourette</dd>
</dl>
</div>
<p>La  Station Sanitaire Maritime de Marseille est avant tout une machine,  moins à guérir qu’à diagnostiquer les éventuels cas suspects risquant  d’être à l’origine d’une épidémie. On est en 1945, dans un nouvel  univers médical: celui des vaccins, des antibiotiques et du  dichlorodiphényltrichloroéthane autrement dit DDT puissant insecticide  aujourd’hui interdit d’usage en Europe. Il en ressort une conception de  circuits fonctionnels très différenciés dont la résolution passionnera  les architectes.</p>
<p>C’est bien une machine de contrôle sanitaire qui est en place ;  douches et chambre à gaz devaient faire de sinistres échos en 1948,  pourtant les promoteurs insistent sur le souci d’éviter aux usagers  toute impression de brimade ou d’humiliation. C’est sans doute ici que  les architectes ont le mieux réussi dans la transformation de la  machinerie en un espace d’hospitalité, d’accueil, ménageant un certain  confort, proche du style paquebot où l’ambiance l’emporte sur la seule  technique.</p>
<p>En 1951, l’OMS produit un Règlement Sanitaire International qui  décrit les cinq maladies sous surveillance internationale : peste,  choléra, variole, fièvres jaunes et typhus. Le contrôle sera  essentiellement administratif avec la vérification des carnets de  vaccinations.</p>
<p>Par ailleurs, les contrôles de santé étaient plutôt prévus pour des  passagers d’extrême orient venant plutôt d’Indochine, la fin de la  guerre en 1954 marque aussi la fin de l’immigration vietnamienne.</p>
<p>De fait la Station Sanitaire, qui se voulait un prototype aura très  peu servi. A l’exception d’une alerte au début des années soixante-dix,  rien ne troublera le tableau épidémiologique marseillais. Elle n’a pas  été utilisée par des groupes et se révèlera manquer de souplesse pour un  fonctionnement individuel. Son rôle restera limité à la  désinsectisation de personnes vivant des conditions insalubres ; la  chambre à gaz recevra surtout les matelas de collectivités locales. En  attendant une situation d’épidémie qui aurait justifié son  fonctionnement, elle sera entretenue jusqu’en 1970, date à laquelle le  réseau des canalisations ne sera plus réparé. Tout cela fait que la  Station Sanitaire ne sera pas ou très peu utilisée : d’où l’état  exceptionnel des étuves et autres éléments de serrurerie qui ne portent  pas le moindre point de rouille.</p>
<h3>Retour sur l&#8217;histoire de Marseille et la peste</h3>
<p>Marseille, dont les richesses venaient de la mer, a toujours essayé de lutter contre les calamités publiques qui souvent les accompagnent. Elle connaîtra quatorze épidémies au XVIème siècle ; on installera un premier Lazaret à l’anse de l’Ourse, puis aux infirmeries des Catalans ; des intendants furent créés avec un bureau de la santé. D’abord logé dans la tour du roi René, en 1715 on construit la consigne sanitaire en bordure de quai à l’aplomb de l’eau (elle y est encore).</p>
<div id="attachment_19" class="wp-caption alignnone" style="width: 973px"><img class="size-full wp-image-19" title="Scène de la peste de 1720 à la Tourette par Michel Serre" src="https://cluster005.ovh.net/~museereg/wp-content/uploads/2011/05/tableau1.jpg" alt="Scène de la peste de 1720 à la Tourette par Michel Serre" width="963" height="576" /><p class="wp-caption-text">Légende : Scène de la peste de 1720 à la Tourette par Michel Serre</p></div>
<p>Elle n’empêche pas la grande peste de 1740 portée dans ses cales par le grand saint Antoine.</p>
<p>Un port de quarantaine fut installé sur l’île de Pomègues. Devenu trop petit, en 1828 on relie les deux îles de Pomègues et de Ratonneau pour créer le port du Frioul et construire des bâtiments d’accueil et de traitement, l’hôpital Caroline. Le bureau de la santé sera transformé en véritable musée où l’on pouvait admirer la peste à Milan de Pierre Puget et la peste à bord de la frégate Melpomène d’Horace Vernet. En 1830, Stendhal le décrira comme «le plus joli bâtiment de Marseille».</p>
<p>Au XIXème siècle, les services sanitaires sont transportés au Frioul. Malgré les progrès des recherches sur les maladies tropicales, la peste menace encore la ville en 1903 puis en 1920, en 1945 elle est à Oran, inspirant le roman d’Albert Camus. Entre les deux guerres, un bâtiment pour administration de la santé avait été construit sur les pentes Nord-Ouest de l’église Saint Laurent.</p>
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